
Depuis quelques années, il y a obligatoirement dans tous les établissements un dispositif de lutte contre le harcèlement : le projet Phare (Programme de lutte contre le harcèlement à l’école). Dans le collège Évariste Galois, le programme Phare a été mis en place depuis 2024, avec au total 19 élèves et professeurs qui participent au projet. Cette année, pour la première fois, des élèves de sixième ont aidé le programme Phare. Nous sommes partis interroger des membres qui connaissent le projet Phare depuis longtemps pour en apprendre plus.
Mme Labarthe et Mme Ben Ali, professeurs référents du projet Phare au collège Évariste Galois, nous ont présenté en détail ce dispositif :
Est ce qu’il y a une formation à suivre pour les élèves et les professeurs qui veulent rejoindre le projet Phare ?
Mme Labarthe : Oui, il y a une formation pour les personnels référents du projet Phare, où l’on apprend précisément ce qu’est le projet Phare, comment travailler par rapport aux élèves, etc. Ensuite dans le programme Phare, il y a plusieurs choses. Il y a des enseignants formés pour faire partie des équipes bien-être et des équipes qu’on appelle MPP, ils se chargent d’être vigilants aux situations de harcèlement dans les établissements. En plus, il y a les enseignants référents dans chaque établissement qui forment des élèves ambassadeurs. Donc, ça fait beaucoup de modules de formation différents.
Comment peut-on rejoindre le projet Phare en étant élève ?
Mme Ben Ali : Vous devez soit être touchés par ce thème et vous pouvez donc partir voir les adultes référents du collège Évariste Galois: C’est Mme Ben Ali et moi même. Il faut venir nous voir en étant motivé pour intégrer l’équipe. Sinon , nous envoyons chaque année un message à tout les élèves pour essayer de reconstituer une équipe. La plupart du temps, les élèves déjà formés poursuivent en tant qu’ambassadeur. Cette année nous avons réussi à recruter principalement des élèves de 6ème.
Comment travaillez-vous ?
Mme Labarthe : Nous travaillons déjà toute les deux et nous choisissons ce que l’on veut faire pendant l’année. ça se cale aussi sur les périodes de formation que nous avons et que nous planifions avec les élèves. Il y a aussi deux grandes journées nationales. Nous essayons d’organiser des choses sur ces journées. De manière à s’aligner un peu sur toutes les écoles et tous les collèges qui vont parler de ce thème ce jour-là.
Savez-vous pourquoi les élèves rejoignent le projet Phare ?
Mme Labarthe : Souvent c’est quelque chose qui les interpelle. Soient-ils ont connu une situation eux même ou dans leur entourage. En fait dès qu’on leur parle de lutte contre le harcèlement scolaire c’est une thématique qu’ils connaissent et dont ils ont beaucoup entendu parler depuis qu’ils sont jeunes. Ils ont envie de rejoindre l’équipe ça les intéresse. Souvent dans leur histoire ils ont connu quelqu’un à qui c’est arrivé.
Avez-vous constaté des améliorations grâce au projet phare ?
Mme Ben Ali : Nous avons fait des enquêtes l’année dernière sur les situations de harcèlement au sein de l’établissement il n’y a pas beaucoup de choses qui sont remontés. Quand nous avons abordé la question avec les élèves nous savions que ça allait ouvrir la parole sur les passages en classe. Je pense que le fait qu’il y ait une équipe bien être et une équipe harcèlement au sein de l’établissement est important. Ça permet aux élèves d’avoir des repères et de savoir à qui parler. Nous avons donc des élèves qui font accompagner par des élèves ambassadeurs pour parler de certaines choses.
Plusieurs élèves ont dit avoir rejoint le programme Phare parce qu’ils n’aiment pas voir les autres souffrir comme Laetitia, une élève de 5ème A ou parce qu’ils veulent juste aider les autres . Certains ont subi du harcèlement avant et veulent que personne n’en soit victime comme Enzo, un courageux élève de la 3ème C nous l’a raconté. Les élèves commencent par mettre en confiance les victime et les rassurer. Ensuite, ils peuvent appeler des adultes du projet Phare pour pour régler le problème définitivement.
Pour ceux qui n’ont pas confiance, le 3018 est un numéro de téléphone anti-harcèlement gratuit que l’on peut appeler, l’appel est anonyme.

Pape Ndiaga, Sacha, Amar

